• kapiaric

La diplomatie internationale «coronisée »



Le monde vit une crise sanitaire grave. Des pertes en vies humaines sont enregistrées surtout en Chine, Italie, Iran, Etats-Unis les pays en tête du classement des plus atteints. Les Etats s’aident mutuellement pour contrer la propagation de la pandémie, pendant qu’ils s’illustrent aussi par des escalades verbales dans leurs relations diplomatiques.

Ce qui est à craindre pour la quiétude mondiale.


L’image des médecins noirs cubains atterrissant en Italie pour sauver les vies humaines a fait parler plus d’un observateur. Ce sont des noirs qui arrivent dans un pays où règnent les relents racistes. Ils concrétisent toutefois le vœu de leur légendaire Fidel Castro qui disait que « les dizaines de milliers de scientifiques que compte notre pays, et des médecins ont été sensibilisés à l’idée de sauver des vies ».

Ces médecins ont joué aussi un rôle très important en Chine, le point de départ de la pandémie. Le pays de Mao a reçu de diverses aides : européennes et américaines pour contenir le virus. Ces aides se sont fait toutefois accompagner des accusations du type « la Chine n’a pas suffisamment informé le monde à temps sur cette pandémie ».

Et quand le tour de la Chine est arrivé, elle a pu se permettre de se « moquer » d’autres Etats pour leur incapacité de gérer la crise. Le ministre français des Affaires étrangères a convoqué, mardi 14 avril, l’ambassadeur chinois en France pour s’expliquer sur « des propos discourtois » qu’il a tenus contre les européens, particulièrement la France.

D’un autre côté, la Belgique a pu se permettre de retourner un lot très important des masques que la Chine lui avait envoyés pour protéger sa population. Motif : ils ne répondent pas aux normes. Entre temps, le continent africain a sa main tendue. Incapables de répondre efficacement à la pandémie, les Etats ont attendu les aides de la Banque mondiale, des Etats-Unis, la Chine, l’Union Européenne.


Ce qui est peut-être un piège quand ces mêmes donateurs ont nourri l’intention de procéder aux essais cliniques du vaccin contre le Covid-19 en Afrique. Ce qui ne passe pour les Africains qui ont vite crié et dénoncé les considérations racistes dans cette proposition. Mais, ils oublient vite que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit.


Mais en réalité, la crise pandémie de coronavirus s’est avéré le terrain propice pour une guerre géopolitique, qui ne dit pas son nom, entre nations. Les superpuissances mondiales veulent réconforter leur position en voulant maintenir le statu quo dans l’équilibre mondial. C’est ainsi qu’elles se livrent à une hypocrisie diplomatique cachée dans les bonnes intentions d’aide mutuelle.


Coronavirus : punition pour les Occidentaux ?

Dieu a-t-il puni les pays occidentaux par le Coronavirus ? La ministre zimbabwéenne de Défense Oppah Muchinguri croit que cette pandémie est une punition divine contre les Américains et es Européens. « Le coronavirus est l’œuvre de Dieu qui punit les pays qui nous ont imposé des sanctions. Ils sont enfermés chez eux. Leur économie souffre comme ils ont fait souffrir la nôtre. Ils doivent sentir les effets du coronavirus pour comprendre notre douleur. Et le président américain Donald Trump comprendra qu’il n’est pas Dieu », a-t-elle déclaré, samedi 14 mars, lors d’un rassemblement à Chinhoyi, dans le nord du pays.

La ministre exprime ainsi toute sa frustration et celle de son gouvernement quant aux relations diplomatiques très tendues avec les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Européenne. La douleur de sa population qu’elle a évoquée est due au fait que les Occidentaux ont sanctionné, depuis plus de vingt ans, une centaine de personnes et d’entités juridiques zimbabwéennes.


Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, mais rien ne rassure que le Coronavirus, dont la force de propagation est incontrôlable, ne pourra pas épargner le pays d’Oppah Muchinguri. Elle en est consciente. Ses propos n’ont eu pour visée que d’enfoncer le clou là où ça fait mal chez les Occidentaux. Mais ils dénotent aussi la croyance de tout un continent qui s’est toujours considéré comme la victime des diktats occidentaux.

Tout un continent ? Oui ! Plusieurs sont les Africains qui ont qualifié cette pandémie de « maladie des Blancs », qui ne devrait pas résister dans « la chaleur africaine ». A la pandémie, ils opposent la force de la prière et la puissance de Dieu. Ce qui empêcherait au virus de causer des dégâts dans le continent noir.


Mais la langue sèche n’est pas que zimbabwéenne. Le torchon brûle entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique. La Chine, qui a vu le virus naître de ses terres (la pandémie est partie de la ville chinoise de Wuhan en décembre 2019) n’a pas apprécié que Donald Trump et son administration puissent rejeter la responsabilité de la propagation du virus sur elle.

Le président américain a, jeudi 19 mars, déclaré que « le monde payait le prix fort pour la lenteur chinoise à communiquer sur le nouveau coronavirus. Donald Trump est allé plus loin en rayant, dans son discours imprimé, le mot « corona » pour le remplacer au feutre noir par « virus chinois ». En clair, le président américain qualifie le coronavirus du « virus chinois ».

Plusieurs sont les Africains qui ont la pandémie, ils opposent la force de “ qualifié cette pandémie de « maladie des Blancs », qui ne devrait pas ré-

sister dans « la chaleur africaine ». A la prière et la puissance de Dieu. Ce qui empêcherait au virus de causer des dégâts dans le continent noir.


« Cela se serait beaucoup mieux passé si on avait su tout cela quelques mois plus tôt. Cela aurait pu être cantonné dans une région de Chine d’où c’est parti », a regretté Trump.

Des propos qui ne pouvaient que susciter la colère de Pékin. La Chine a accusé Trump « de fuir ses responsabilités ». « Certaines personnes aux États-Unis tentent de salir le travail de la Chine contre l’épidémie et de fuir leurs responsabilités en les rejetant sur la Chine », a réagi Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Dans l’optique de réplique, un autre porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian a, jeudi 12 mars, fait des révélations accablantes contre le pays de Donald Trump. Sur Twitter, cette haute personnalité a repris les allégations accusant certains ressortissants américains d’avoir apporté le nouveau coronavirus dans la ville de Wuhan en octobre 2019, lors des Jeux Mondiaux Militaires. L’ambassadeur de Chine à Washington a été immédiatement convoqué. Mais en réalité, la Chine réfute l’idée que le coronavirus est originaire de son territoire.


Entre Pékin et Washington, la rhétorique diplomatique est dangereuse du fait de la gestion de la pandémie. Pourtant, elle continue à tuer la population mondiale et à gagner un grand espace mondial. Ce qui laisse voir que les relations diplomatiques se « coronisent » de plus en plus.

Souscrivez

  • White Facebook Icon
Bon A Savoir

Copyright © 2020 Bon a  Savoir - Tous droits reserves.